Les typographies spécifiques
Quand vous utilisez des typographies spécifiques pour mettre du contenu en avant dans votre publication, par exemple pour mettre en gras (faux gras), ce texte n'est pas bien restitué par le lecteur d'écran. Parfois, il n'est même pas lu. Il y a donc un trou dans votre phrase. Votre texte important, mis en avant, a disparu !
C'est donc à éviter totalement.
Les sauts de ligne
En temps normal, quand l'éditeur de texte gère les paragraphes de texte (ce qui n'est pas le cas de LinkedIn), le code derrière les paragraphes permet d'avoir une marge en-dessous pour bien séparer le contenu du paragraphe suivant.
Pour faire ça sur LinkedIn, vous trichez en effectuant plusieurs retours à la ligne (touche entrée sur votre clavier). Vous effectuez 2 retours à la ligne. Ce qui crée des lignes vides. Certains lecteurs d'écran vont prononcer le mot vide
pour chacune de ces lignes. Imaginez lire plusieurs posts LinkedIn avec le mot vide
prononcé à chaque fois, entre vos blocs de texte. On peut se retrouver parfois avec une dizaine de fois ce mot sur une publication. Imaginez la pénibilité ! Voire l'agacement de cette inutilité.
Vous pouvez effectuer de simples retours à la ligne, mais évitez les double retours à la ligne qui créent des lignes vides, ou du moins n'en abusez pas, car oui ça permet aussi de faire un peu de respiration dans vos textes.
Les émojis
Les émojis peuvent égayer vos publications, mais ils sont parfois vocalisés (pour décrire l'émoji). Imaginez que vous placez un émoji sympa pour rendre votre publication plus attrayante, mais qui n'a rien à voir avec le contexte. Vous vous retrouvez en plein milieu de lecture d'une phrase avec un ou des mots qui n'ont rien à faire là.
De plus, la répétitivité de cette situation lors de la lecture d'une seule publication peut être difficile pour la concentration ou la compréhension. L'émoji n'apporte souvent fondamentalement aucune information à l'utilisateur qui utilise un lecteur d'écran, mais va plutôt le perturber.
Il est donc préférable d'éviter leur utilisation, ou de façon succincte. Ne vous en servez pas pour une information importante, car la vocalisation varie aussi d'un outil à l'autre, vous ne serez pas sûr de ce que les gens vont comprendre de votre contenu.
Le texte entièrement en majuscule
Un mot écrit entièrement en majuscule peut être perturbant pour certaines personnes et difficilement lisible.
Il est recommandé de ne pas le faire.
Les listes
Les listes ne sont pas gérées par LinkedIn. Avec un lecteur d'écran, la personne ne saura pas combien d'éléments sont décrits dans votre liste, ça ne sera pas évident pour elle de savoir où elle en est, si elle les a tous lus...
Souvent vous utilisez des tirets, ce n'est pas idéal, voire des émojis avec des numéros et c'est à proscrire, car le lecteur d'écran vocalise par exemple pour chaque chiffre : touche 1, touche 2
, ce qui n'a rien à voir avec le contexte, on ne parle pas ici de touche au clavier.
Je recommande de ne pas faire de liste, ou au moins de dire combien d'éléments contient votre liste avant et mettre un numéro au début "1." de chaque occurrence.
Les carrousels
Lorsque vous importez un fichier PDF ou un fichier de présentation créé sous PowerPoint ou assimilé (fichier ppt, ppt, odp...) LinkedIn crée des fichiers image (JPG quand il y a des images, PNG quand il y a majoritairement du texte) présentés sous la forme d'un carrousel (slideshow).
Un lecteur d'écran ne pourra pas savoir ce qu'il y a dans ces images.
Visiblement, LinkedIn récupère le texte contenu dans les diapos de votre carrousel (s'il arrive à les lire) et le place en tant que texte alternatif de l'image. Ça n'est pas idéal, car il n'y a pas de mise en forme du texte, tout est lu en enfilade par le lecteur d'écran, souvent sans ponctuation. Ça n'est pas totalement accessible, mais au moins on a un minimum d'informations sur ce que contiennent les images générées par LinkedIn pour chaque diapo.
La recommandation est donc en premier lieu d'éviter les carrousels. Sinon de mettre des textes qui contiennent bien toutes les informations importantes dans vos présentations et pas que des images, pour qu'a minima ces textes soient repris par le convertisseur de LinkedIn.
Les images
Si vous faites une publication et que l'information la plus importante est contenue dans l'image, vous risquez de ne pas donner accès à votre information.
A minima, ajoutez un texte alternatif à l'image avec l'outil proposé par LinkedIn (cliquez sur le crayon et sélectionner ALT pour ensuite accéder à l'interface pour ajouter un texte alternatif à l'image).
Dans l'idéal, ne mettez pas d'images et placez toute l'information dans votre texte. Ceci diminuera aussi de beaucoup l'impact environnemental de votre publication (plus de 90 % du poids de votre publication, c'est l'image).
Les GIF animés sont également à proscrire, car ils peuvent être perturbants pour un utilisateur, surtout si l'animation est lancée automatiquement, sans possibilité de l'arrêter.
Les liens dans les commentaires
Beaucoup de personnes mettent au sein d'un commentaire le contenu externe dont elles parlent dans leur texte. Techniquement, ça demande beaucoup plus d'effort à l'utilisateur d'accéder à l'information finale. Il doit parfois parcourir tous les commentaires (l'affichage des commentaires n'étant pas toujours chronologique), et de plus le lecteur d'écran va lire beaucoup plus d'informations, comme le nom, prénom et signature de chaque personne qui a mis un commentaire.
Mettez directement le lien vers votre contenu externe dans votre publication, en précisant que ça ouvre un nouvel onglet.